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Loin d’être terminée pour l’année, la saison de pêche pourrait même être au mieux au cours des prochaines semaines. Photo Martin Chamberland, La Presse

Laila Maalouf
La Presse

Nul besoin de savoir pêcher pour monter à bord du Ranger Fisherman de Pêche Vieux-Montréal, ni même d’être un adepte de l’activité. La sortie en bateau, la vue sur les gratte-ciel du centre-ville et le mont Royal en toile de fond, les sternes qui volent au-dessus de nos têtes et les esturgeons qui sautent autour de l’embarcation suffisent à charmer même les plus réticents. Mais pour les mordus de pêche qui rêvent de tenir entre leurs mains un esturgeon de 80 livres, l’expérience s’annonce excitante.

Jean Desjardins, propriétaire de Pêche Vieux-Montréal, garantit les prises à chaque sortie. Fort de son expérience de 30 ans de navigation sur le fleuve, le passionné de pêche connaît les meilleurs «spots» pour réussir son coup. Et il ne les divulgue en aucun cas.

«Quand je ne travaille pas, j’explore de nouvelles zones dans cette portion du fleuve pour y amener mes clients», dit M. Desjardins, qui a trouvé le moyen de transformer sa passion en gagne-pain, il y a quatre ans. «Je pêche depuis que je sais marcher. C’est mon père qui m’a appris à pêcher, et à 10 ans, j’allais tout seul en canot-camping pour la journée.»

Lorsqu’il reçoit des débutants ou des groupes avec des enfants, Jean Desjardins leur prépare les cannes à pêche, les installe et leur enseigne les techniques pour réussir une prise. Patience, concentration et précision sont de mise afin de ne pas échapper son poisson.

À part d’énormes esturgeons, on peut pêcher du doré et de l’achigan à petite bouche à profusion dans les eaux du fleuve, près de Montréal. Les poissons sont relâchés, mais on peut en conserver certains si l’on respecte la réglementation en vigueur. Ils sont par ailleurs tout à fait comestibles, selon des analyses notamment effectuées par La Presse, en 2013, auxquelles il fait fréquemment référence. «L’eau du fleuve s’est beaucoup assainie depuis les années 80», note M. Desjardins.

Loin d’être terminée pour l’année, la saison de pêche pourrait même être au mieux au cours des prochaines semaines. «L’automne est le moment idéal pour pêcher parce que les poissons se regroupent en bancs. S’il pleut, on y va quand même; j’ouvre le toit du bateau et j’ai des imperméables, des polars, des tuques et des gants pour tout le monde», ajoute-t-il.

Des excursions sont offertes tous les jours jusqu’en décembre, au départ du port d’escale du quai Jacques-Cartier, dans le Vieux-Port.

peche-blancheCollaboration: Vincent Chaput – En ce début de semaine de relâche, rien de mieux que d’apprivoiser notre hiver et ses températures sibériennes avec une belle journée de pêche sur glace. Tout le monde connais la pêche au petits poissons des chenaux de St-Anne de la Pérade et pour ceux qui ne l’ont jamais tenté, c’est une expérience à vivre.

La pêche d’hiver est populaire sur le fleuve Saint-Laurent. Cependant, la pêche au poulamon s’est terminée le 15 février dernier. Ne vous découragez pas car la pratique de la pêche hivernale est toujours possible à plusieurs endroits, dont sur une magnifique étendu d’eau qui regorge des plus belles espèces de poissons sportifs au Québec, le Fleuve St-Laurent.

Il est vrai que sur la rive-sud, il existe de nombreux accès au fleuve (marinas, descentes de bateaux et parcs) pour pratiquer la pêche blanche à faibles coûts, mais pour cela un minimum d’équipements (brimbales avec file de pêche, tarière, appâts morts ou vivants selon la zone, etc) et du temps (trouver un bon endroit propice à la pêche tout en étant dans un lieu sécuritaire) sont nécessaires. Alors pour ceux qui n’ont que quelques jours de libres, rien de mieux qu’un concept clé en main d’un pourvoyeur de la région métropolitaine.

Pour ma part, je connais très bien, à moins de 30 minutes du Métro Longueuil, Pêche Vieux-Montréal (service de guide de pêche durant l’été). Ce village de pêche sur glace avec l’ensemble des services (vente de permis de pêche, lignes à dandinette et brimbales avec appâts ) et plusieurs dizaines de cabanes ou tentes chauffés est situé dans le bassin du Quai de l’horloge du Vieux-Port.

En étant implanté dans une zone urbaine et touristique comme le Vieux Montréal, l’accessibilité en voiture ou transport en commun est des plus agréable. Certaines personnes pourraient douter de la qualité de pêche de cet endroit mais suite à mes trois heures de pêches à la fin janvier, je peux vous affirmer que la qualité et quantité des prises sont des plus intéressantes.

Ma ligne (appâté d’un mené) était à l’eau depuis moins de cinq minutes qu’un beau doré jaune y mordait. Cette situation des plus agréable s’est répétée à six reprises durant les quelques heures que j’y étais (je les ai tous remis à l’eau en moins de 30 secondes). À titre informatif, plusieurs forfaits (voir le site web) sont disponibles pour un groupe, une famille ou même une personnes seule qui veut aller taquiner le poisson sur son heure de diner.

Suite à un partenariat avec le ministère québécois de la Faune, plus de 3000 truites mouchetées ont été ensemencés au cours des derniers jours. Pour toutes ces raisons que je recommande de faire appels à un guide ou pourvoyeur pour vous garantir de vivre un journée accompagnée de plusieurs prises, de la truite au doré en passant par la possibilité des brochets de plusieurs livres.

En terminant, il est fondamental de vous assurer que votre sécurité (épaisseur de la glace, force du courant de l’eau, accès à endroit pour se réchauffer) soit votre priorité car trop de pêcheurs, encore aujourd’hui s’aventure sur une glace fragile par seul objectif de prendre du poison.

Bonne pêche blanche et bonne semaine de vacances

Pêche blanche au Vieux-Port de Montréal from Pêche en ligne on Vimeo.

Ice fishing in the Old Monteal

fish-village-ice-fishingAs I watch, Jean Desjardins drops his bare hand into a bucket of near-frozen water, grabs a minnow and, using his thumb and forefinger, splits it in two. He puts the head on a hook, drops the fishing line into a hole bored through ice that is a half-metre thick, and toggles the small rod up and down until the sinker hits the bottom.

Then we wait. For five minutes. He pulls up a 30-centimetre long walleye (doré as it is known here) – bright, colourful, gorgeous, but too small. The minimum keeper size is 37 cm, so he takes pliers from the pocket of his snow pants, gently removes the hook, and slides the fish back into the hole.

Jean Desjardins (Handout)
I’m at Village Pêche Blanche where, for the third winter in a row, Desjardins is running his ice-fishing enterprise in the heart of Old Montreal. Last winter he had 15,000 customers – mainly tourists on weekends, Montrealers during the week, some stopping by after work to get in a couple hours of fishing before heading home, possibly with a walleye, perch, pike or burbot dinner in hand.

With its dozen heated fishing huts, two dozen heated tents and scattered open fishing holes, the village can handle up to 300 people at once, but this morning there are about 40 of us spread out across the ice. Desjardins sells fishing time in six-hour slots starting at about $30 a person, though many people stay only an hour or two.

It’s only 8 a.m. and the sun is shining in a spotless blue sky above this protected inlet between Old Montreal’s rue de la Commune and Quai de l’Horloge. About 100 metres away, steam rises from the open patches of the St. Lawrence River. We’re on a section of ice Desjardins saves for his toughest customers, those willing to be out there without benefit of shelter – just a person, a rod and a hole. It’s -21, and although I’ve got on my big parka, my mitts and a toque, I’m also in sneakers that are fine for Toronto winter walkabouts, but when standing on ice, the cold creeps up through the soles.

Village Pêche Blanche in Old Montreal (Handout)
I move into one of the four-person tents, each with its own space heater. If I keep my feet resting on the base of the tent’s wooden supports, they’ll stay just this side of frostbitten. I set up a rod in a holster at one hole, and at the other, a “tip-up” – a miniature see-saw with an attached line that tips when you get a bite. I take my place on a small tripod stool, steel myself with a swig of South Carolina ginger-infused bourbon from my pocket flask, and wait. And watch. And wait.

“It’s called fishing, not catching,” Desjardins said. I understand that, in principle, but after an hour or so I get antsy. I poke my head outside and find the village is filling up. Kids are running around, people are gathering near wood-burning braziers that crackle and issue pleasant billows of smoke. A group of twentysomethings who say they haven’t fished before arrive, laughing and excited about their urban adventure.

Montreal’s ice fishing village gives urbanites the chance to try it out without the usual hassles. (Bert Archer)
People wander from hole to hole, sharing notes; someone has something on the line over at tent 10; a woman leaves with four fish after just an hour. The silver dome of the Marché Bonsecours glistens to my right. Behind me, a green fishing trawler is stuck in the ice. Canada’s second-largest city is only 75 metres away, yet the village is calm, almost still. Back inside my tent, even the sounds of nearby chatter fade, and I’m alone in a city of more than 1.5 million, watching my lines. I’m no angler, but I’m starting to get the meditative pleasure of fishing; it’s a Zen koan with a hook.

The tip-up tips. I yank the line to set the hook and reel in the 12 metres of line. Nothing. The minnow is still intact. I break up the ice in the hole, using a handy kitchen skimmer supplied with the gear, and sink the line again. I jiggle the line in the other hole, in case something down there notices the commotion and is feeling peckish, sit back on my stool and take another swig.

Village Pêche Blanche in Old Montreal (Handout)
Other, more-organized people have brought food baskets, but around noon, I call a nearby barbecue chicken outlet, recommended by Desjardins, and order a thigh and poutine. The staff at Au Coq know the fishing village and say they’ll deliver in 30 minutes. An hour later, my chicken hasn’t shown up, my lines haven’t moved and it’s time to go. But my fishing-induced, bourbon-becalmed state deflects any irritation. I haul up my lines – and the bait’s gone. At least somebody got something to eat.

I tip the bait bucket into one of the holes, liberating the remaining minnows. I decide to take satisfaction from adding to the store of fish in the river, rather than subtracting from it. I zip up and head to my hotel, a short walk away, trying to think when I’ve spent a better half-day in Montreal. By the time I check out, I’ve stopped trying, because I don’t think I have.